Ce site Web a des limites de navigation. Il est recommandé d'utiliser un navigateur comme Edge, Chrome, Safari ou Firefox.

Panier

Les Rencontres d'Arles, festival de la photographie unique en France

Posté par véronique nocquet le
les rencontres d'Arles

Chaque été, la ville moyenâgeuse vibre au rythme de cet événement, véritable observatoire de la création photographique moderne.


Pendant plus de deux mois, les centres d’art, les lieux patrimoniaux, les institutions publiques et privées reçoivent plus de 40 expositions, abordant des thématiques diverses. 

Les photographes présentés sont de tous les coins du monde, de jeunes talents en passant par des artistes de renom. C’est sans aucun doute le plus prestigieux des festivals photographiques de la planète. 

Les Rencontres d'Arles, autrefois appelées Rencontres internationales de la photographie d'Arles, attirent depuis plus de 50 ans tous les amoureux de la photographie mondiale.

Histoire des Rencontres d’Arles

Les Rencontres d'Arles sont un festival annuel de photographie qui a vu le jour en 1970 sous l'influence du photographe arlésien Lucien Clergue, de l'écrivain Michel Tournier et de Jean-Maurice Rouquette, conservateur du musée Réattu à Arles. Ce musée est le premier en France à avoir acquis des œuvres photographiques, à partir de 1963. 

Cette manifestation joua un rôle crucial pour dévoiler la création photographique à une période où elle était encore méconnue du grand public et des médias. Dès sa création, l'événement à de grandes ambitions et souhaite se faire connaître à l’international.

Au cours des dix premières années, des rencontres s'organisent sur une formule estivale bien intégrée à la ville de province : stages, expositions, tables rondes, soirées et discussions sur la place du Forum. 

Le festival, dirigé par Lucien Clergue, tourne autour de sa personnalité : c'est grâce à sa notoriété et aux amitiés qu'il noue avec des photographes du monde entier en particulier ceux des États-Unis que se déroule à Arles une manifestation de qualité.

 

Exposition des Rencontres d'Arles


C'est aussi à travers la ténacité, la gentillesse et la foi des amis de la première heure (Denis Brihat, Jean-Pierre Sudre, Jean-Philippe Charbonnier, Bernard Perrine, Jean-Claude Gautrand), que les rencontres composées en association autonome en 1976, vont devenir le plus important festival international consacré à la photographie.

Cette même année, cinq expositions monographiques sont organisées : Brihat, Charbonnier, Sudre, et les Américains Gjon Mili et Edward Weston. Pendant l’été, près de 15 000 personnes assistent aux expositions, c’est donc un succès.

L’année suivante, un prix du livre est créé, remporté par East 100th Street de Bruce Davidson, la machine est lancée.

Grâce aux Rencontres d’Arles, de nombreux photographes se sont révélés au grand jour, ce qui vient une fois de plus confirmer l’importance du festival dans son rôle de plate-forme pour la photographie et la création contemporaine.

Avec quelques secousses et une reprise en main critique par François Hébel qui dirige le festival de 2002 à 2014, le chemin parcouru se mesure à l’été 2019 aux 51 expositions et aux 145 000 visiteurs, auxquels on peut ajouter 19 000 professionnels et 10 000 élèves et étudiants (pour la «Rentrée en images» de septembre). 

210 artistes ont été exposés et 43 commissaires d’exposition qu’ont rassemblés les propositions de Sam Stourdzé, directeur des Rencontres depuis 2015.

  

Un festival unique en son genre

Lieu d'exposition des Rencontres d'Arles

À travers plus de quarante expositions installées dans plusieurs lieux patrimoniaux exceptionnels, les Rencontres d’Arles participent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se font le creuset de la création moderne.

Voici quelques points qui rendent ce festival unique en son genre : 

  • Soirées au Théâtre Antique : elles sont marquées par les projections nocturnes en plein air au Théâtre Antique d’Arles. Ces projections mettent en exergue le travail d’un photographe ou un spécialiste de la photographie suivi des concerts et des performances.
  • Nuit de l’Année est un événement festif incontournable des Rencontres d'Arles. Très souvent, elle se déroule aux Papeteries Étienne dans le quartier de Trinquetaille. Cette soirée de la semaine d'ouverture s’ouvre à la diversité des pratiques artistiques liées à l’image. En présentant les coups de cœur de l’année, elle offre cartes blanches à des artistes, à des institutions et à des magazines.
  • Temple et les Rencontres d'Arles présentent ensemble Temple Arles Books. C’est un espace d'échanges entre artistes, institutions, éditeurs, indépendants, amateurs et visiteurs. Une programmation transversale autour des pratiques éditoriales s'articule en plusieurs temps et rendez-vous tout en reflétant la diversité de la création contemporaine dans son ensemble.
  • Lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles, des conférences et débats sont organisés, invitant les photographes participants et les professionnels présents à s’exprimer sur leur travail ou sur les questions soulevées par les images exposées.
  • L’échange entre les photographes professionnels et les praticiens de tout niveau est un point important depuis la création des Rencontres d’Arles. Les stages de photographie permettent aux participants et aux visiteurs de s’engager dans une démarche personnelle de création, au plus proche des enjeux esthétiques, éthiques et technologiques de la photographie.
  • Il y a également des actions pédagogiques comme la rentrée en image. Les Rencontres d'Arles proposent à plus de 250 classes, de la maternelle au master, de partir à la découverte de l'image sous toutes ses formes et sa diversité. 

L’objectif est d'accompagner le regard des plus jeunes, de donner du sens aux images qui nous entourent, rendre le regard plus autonome afin de permettre aux élèves de développer leur curiosité et leur esprit critique.

 

La photographie, un art intemporel

L'art de la photographie

A l’instar de la photographie, un art est qualifié d'intemporel lorsqu'on ne peut lui donner aucun âge, lorsque le temps n'a pas une véritable influence sur elle ou lorsqu'elle ne subit pas d’emprise de la mode, et qu'elle plaît toujours autant. L’art photographie est la possibilité, pour un artiste, de communiquer tout en explorant son potentiel créatif. Elle peut se décrire par des paysages, portraits, natures mortes ou images abstraites.

L’intemporalité dans l’art photographique se manifeste par l’exposition des photos qui datent de plusieurs années. Ces œuvres ont toujours leur place dans notre vie car elles continuent de nous enseigner, de nous éduquer et de nous séduire à travers leur beauté. 

Exemple la femme afghane aux yeux bleus Sharbat Gula est devenue célèbre après la publication d'une photo prise dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan par le photographe Steve McCurry.

 

Informations concernant l’édition 2022

Vue aerienne de la ville d'Arles

Les Rencontres d’Arles sont un festival international consacré à la photographie. 

Il est le plus grand du genre organisé en France avec plus de 100 000 visiteurs par édition.

Du 4 juillet au 25 septembre, une quarantaine d’expositions réalisées par les photographes les plus influents et talentueux de la planète sont à découvrir un peu partout dans la ville. 

Voici toutes les informations cruciales à savoir sur la 53ème édition de cet événement unique en France.

 

Carte de france entre la région de l'Herault, le Gard et les Bouches du Rhône
Située à mi-chemin entre la ville de Marseille et de Montpellier, la commune d’Arles (Bouches-du-Rhône) a l’honneur d’accueillir chaque année un rendez-vous photographique d’envergure internationale : les Rencontres d’Arles. Si le sud de la France est un lieu qui abrite plusieurs festivals artistiques majeurs, à l’instar du Festival d’Avignon, les Rencontres d’Arles sont entièrement réservées à la photographie.

Au programme de cet événement unique, une quarantaine d’expositions réparties dans tant de lieux de la ville. Les plus grands photographes du monde tels que Sabine Weiss mettent en scène leurs histoires, leurs inspirations, leurs voyages, leurs rencontres à travers de réels voyages photographiques immersifs à apprécier dans des lieux captivants.

D'un autre côté, des jurys remettent différentes récompenses et prix aux meilleurs artistes des Rencontres, renforçant le prestige de l’événement, notamment :

  • Prix Découverte
  • Prix du public
  • Prix du livre d’auteur
  • Prix du livre photo-texte

Enfin, les Rencontres d’Arles sont une bonne occasion pour prendre part à un stage de photographie et ainsi découvrir ou se perfectionner dans ce domaine. 

Quelques informations tarifaires sur ces stages car ils varient en fonction de la période et de la situation du visiteur :

  • Forfaits toutes expositions - Juillet/Août
En ligne : 37 €
Tarif réduit (en ligne) : 29 €
Sur place : 42 €
Tarif réduit (sur place) : 34 €

 

  • Forfait journée - Juillet/Août
En ligne : 29 €
Tarif réduit (en ligne) : 24 €
Sur place : 34 €
Tarif réduit (sur place) : 29 €

  • Entrée lieu à l'unité : de 5,50€ à 15€

Tarif réduit nominatif : 

Le tarif réduit est réservé à certaines catégories de personnes : les étudiant(e)s, demandeur(euse)s d’emploi, familles nombreuses, accompagnateur(rice) de personne en situation de handicap, Pass Carmillon, Pass Culture. 

Le billet tarif réduit peut se réserver en ligne et être retiré dans l'une des billetteries mises sur pied à l’occasion du festival ou sur les lieux d'exposition Croisière et Mécanique Générale, sur présentation d’un justificatif datant de moins de trois mois et d’une pièce d’identité du porteur de billet.


Gratuité : Elle est accordée aux jeunes de moins de 18 ans. La Gratuité nominative est pour des personnes en situation de handicap, bénéficiaire AAH, RSA, l’ASS ou ASPA.

  

Les expositions de cette édition

Rendez-vous incontournable de la saison estivale d’été depuis 1970, les Rencontres d’Arles célèbrent cette année encore la photographie moderne dans un foisonnement jubilatoire, entre œuvres historiques, artistes novateurs et génération émergente talentueuse.

Parmi les 40 événements, voici quelques expositions ayant retenu notre attention.

  • L’exposition de Babette Mangolte sous le thème capturé des mouvements dans l’espace Installée à New York dans les années 1970, cette cinéaste et photographe expérimentale a documenté la scène chorégraphique et performative de la ville.
  • L’exposition de Susan Meiselas & Marta Gentilucci Cartographie du corps trace une carte de la peau de beauté une beauté qui provient de la superposition de leurs expériences.
  • L’exposition Noemie Goudal : C’est autour de réflexions sur l’idée du « temps profond » (qui désigne l’histoire géologique de la planète), de la paléoclimatologie (l’étude des climats passés) et des relations géographiques, que s’articule le travail de Noémie Goudal, dont les séries de films complexes et performatifs et les images construites interrogent l’interconnexion entre l’humain et le non-humain.
  • Bettina Grossman poème du renouvellement permanent : Les Rencontres d'Arles présentent la première exposition monographique de l'artiste américaine Bettina Grossman, plus connue sous le nom de Bettina. 
  • Frida Orupabo : A quelle vitesse chanterons-nous dans ses collages, l'artiste norvégienne-nigériane Frida Orupabo démembre puis réassemble les corps, en particulier ceux de femmes noires, dénonçant la brutalité de leurs représentations picturales à travers l’histoire .
  • Daniel Jack Lyons : comme une rivière issue du champ de l’anthropologie sociale, connaissant les enjeux socio-politiques des représentations de l’Autre, Daniel Jack Lyons est un photographe soucieux de se réinventer. Sur place, il rencontre des jeunes queer et trans partagés entre espoirs et désillusions par les traditions et les héritages, qui peinent à affirmer leurs différences au sein de leur communauté.
Rahim Fortune Je ne supporte pas de te voir pleurer débute avec le retour de Rahim Fortune au chevet de son père malade, et se poursuit malgré le poids du deuil, en même temps que le monde fait l’expérience de la pandémie, et les États-Unis celle du meurtre de George Floyd. Il s’agit d’un travail autobiographique nourri d’histoire, où se joue la cicatrisation des blessures de l’auteur, et la réduction des fractures du pays.
 

← Ancien article Nouvel article →

0 commentaires

Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés